Praline, Rose et Lamousmé me mettent dans une situation quelque peu embarrassante. Voilà, elles me demandent de révéler six éléments insignifiants sur ma personne. Seulement, la vie d'une Renarde ne connait point le banal. Si le glamour, la passion et la quête de l'absolu se sont jamais conjugués dans une existence, c'est bien la sienne.
Même s'il faut avouer que parfois les sus-nommés se font la malle. A vous de juger.

- En automne, il m'arrive de faire un petit détour pour marcher sur une petite feuille rousse qui m'a l'air bien croustillante... et l'entendre craquer sous mes pieds, ce n'est que du bonheur. Mais j'ai plein d'autres tics quand je marche: je détermine un nombre de pas précis par dalle, je décide de ne poser le pied que sur un pavé à la fois, ou alors j'entreprends de marcher sur le bord du trottoir, vous savez, la partie limitée par une bande.

- Au petit déjeuner, je me régale d'un bol de flocon d'avoine bouilli dans du lait (qui a dit berk?), auquel j'ajoute un filet de sirop d'érable, le tout accompagné d'un demi litre de thé noir. En revanche, les viennoiseries, les brioches, les crêpes, les gaufres, les gâteaux me soulèvent le coeur le matin, ce qui n'est pas très logique. Vous voyez Audrey Hepburn devant le Tiffany's au petit matin, avec sa robe Givenchy, ses lunettes et son croissant? Ben ce n'est pas moi.

- Quand quelqu'un me hurle dessus, je ne peux pas m'empêcher de l'imaginer en Donald Duck. Je vois la personne avec un béret, une vareuse, de petites plumes, et je l'entends faire "coincoincoin". Crédibilité zéro. Et c'est comme ça que je finis par trouver les gens odieux craquants.

- Quand je veux découvrir un klassique, livre ou film, je déteste qu'on me révèle quoi que ce soit. "On", ça peut être une personne, une intro qui fait du zèle, une quatrième de couverture un peu trop bavarde, une jaquette de dévédé, une critique de Télérama. J'aime être surprise! (Bien évidemment, ce n'est pas la même chose pour ce qui concerne vos blogs, car vous filtrez l'information.)

- Un nouveau verbe est entré dans le jargon de mon université à Boston: "to céline" (verbe régulier). Cela signifie tout bonnement "s'endormir à la bibliothèque". Il faut savoir que je suis une véritable marmotte et adepte des siestes l'après-midi. Cette quantité appréciable de sommeil donne souvent lieu à des rêves (très) bizarres que je m'amuse à interpréter depuis que j'ai découvert Freud cette année. J'apprends des choses que je ne veux pas savoir.

- Depuis hier je me repasse en boucle ces deux chansons, des reprises d'Aragon par Ferrat. Je trouve ça juste complètement hallucinant.

Voilà, je passe le relais à six autres personnes "qu'ont un blog" que je vais m'empresser de prévenir sur leurs blogs respectifs (tel que le veut la Chaine): Erzébeth, Lilly, Nanne (toujours vivante! Alleluia!), Pauline... et je triche:  ceux de mes lecteurs qui voudront bien se prêter au jeu!