02 février 2008
Chez les heureux du monde (The House of Mirth) - Edith Wharton
Tout le monde se rappelle d’Undine, la tête-à-claques notoire des Beaux Mariages. Tout le monde se rappelle de son but dans la vie qui est, je vous écoute…
SE TROUVER UN MARI
Bien. Mais encore ?
AVOIR DES $$$
C’est très bien, je vois que tout le monde suit. Et quel effet m’avait fait cette héroïne ? Elle était… ? Elle était… ?
COMPLETEMENT FLIPPANTE
Trrrrrrrès bien. Nous allons poursuivre notre étude de l’héroine whartonienne si vous voulez bien.
Undine Spragg et Lily Bart, même combat : nous sommes
toujours dans les hauts cercles new-yorkais au tournant du siècle, nous sommes
toujours au sommet de notre gloire et de notre beauté.
Pour compliquer un peu les choses, sinon ce n’est pas drôle,
nous sommes fauchées, ce qui ne nous empêche pas d’avoir des goûts de luxe.
Notre mission : trouver un mari avec beaucoup d’argent.
Et si on a l’embarras du choix, on se met aux enchères.
- être considérée vieille fille (brrrr)
- être qualifiée de traînée (pouah !)
Edith Wharton sait de quoi elle parle, elle en a fait les frais.
Car seul le mariage peut permettre à la femme d’être libre de ses actes
et mouvements. Il s’agit d’un marché : la femme sert de vitrine à la
fortune de son époux avec ses bijoux, ses robes, ses dîners. Le couple n’est
rien moins qu’une association, un moyen pour l’un comme pour l’autre de
progresser dans leur carrière sociale. Bref, pour que l’homme ait accès à la 5è
Avenue, il faut que sa femme ait accès à Wall Street. La réciproque est vraie.
Lily Bart y arrive. On a ainsi de belles descriptions de robes,
de soirées, de voyages, de dîners. Mais elle a de plus en plus de mal. La seule
différence entre elle et les pauvres, c’est que chez elle ça ne se voit
pas.
Mais il y a toujours ce problème de faire carrière.
Et en même temps, j’aurais tué pour porter son petit drapé
crème de la soirée des tableaux vivants.
La haute société est réellement fascinante : bien que l’on en connaisse les dessous, l’on ne peut se garder d’être ébloui par son glamour. Serait-ce la pure apparence qui nous séduit tant ? Ou alors serait-ce la cruauté de cette beauté.
Un des personnages fait la remarque suivante au début du roman : de nombreux sacrifices ont du être exigés pour dessiner le personne de Lily Bart. On peut y voir le sacrifice de l’héroïne elle-même, mais pas seulement. Le Prince Heureux d’Oscar Wilde n’est pas qu’un conte.
Commentaires
Déjà ton 2e billet sur Wharton, il faut vraiment que je découvre cet auteur ! en plus s'il y a des belles robes et des mariages à faire...
* Ah non Rose! Ceci est mon 3è billet sur Wharton! Mais c'est mon 2è "du genre", "Ethan Frome" ne ressemblant pas DU TOUT aux "Beaux mariages" et à "Chez les heureux du monde"
Précipite toi sur cet auteur! C'est très agréable à lire
Diable, j'oubliais le billet plus ancien sur "Les beaux mariages" :) Je vais commencer par le genre "heureux du monde" en tout cas
rhaaaa que j'aime tes billets!!!! ils me manquaient tiens!!! ;o)
J'ai ce fameux livre d'Edith Wharton depuis longtemps ... Il va falloir que je me mette à sa lecture, d'autant plus que c'est un auteur(e) que je ne connais pas, dont on dit beaucoup de bien ... et que j'ai quelques titres d'elle dans ma LAL. Conclusion : sa découverte se fera bientôt ... pour mon plus grand plaisir o))) Merci pour cet excellent billet, la Renarde ...
* Rooooh Lamousmé, ta présence ici m'avait manqué! Ca me fait plaisir de te retrouver ici! :)
* Nanne, ça me fait plaisir si tu décides de lui faire un sort! :) Merci pour ton gentil mot!
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