25 décembre 2007
Histoire de la Beauté / Histoire de la Laideur - Umberto Eco
Voilà ce que j’ai eu la joie immense de
découvrir ce matin sous mon sapin : « L’Histoire de la Beauté »
et « L’Histoire de la laideur » (Flammarion) par Umberto Eco, deux
livres magnifiques, abondamment illustrés de peintures, de dessins, contenant
de nombreux poèmes, extraits de romans et d’essais, allant des origines à nos
jours. J’ai l’impression néanmoins que les livres ne présentent pas beaucoup la
pensée et l’art africain, oriental et asiatique, et montrent la laideur et la
beauté plutôt d’un point de vue occidental. Mais bon, il y avait déjà de quoi
faire.
C’est tout ce que je peux dire pour l’instant
puisque vous vous doutez que je n’ai pas eu le temps de parcourir les huit cent
pages des deux livres. Cependant, je peux vous dire que j’ai passé un moment
délicieux à les feuilleter, à regarder les images surtout (c’est bien les
images quand on en a marre de lire, ce qui arrive même aux meilleurs, regardez
Lilly - reviens Lilly !).
J’avais l’impression d’être un enfant, l’imaginaire stimulé et émerveillé par ces princesses et ces monstres. Et ce que j’ai vu des peintures me donnaient une vision de la beauté et de la laideur que je n’avais jamais envisagé auparavant. Par exemple, je n’avais jamais vue « La Femme qui pleure » de Picasso comme laide (ce qui ne contredit pas sa beauté d’œuvre d’art). Ces livres me tiraient dans plein de nouvelles directions différentes, moi qui étais endormie depuis plusieurs jours par les siestes et le chocolat.
Voilà la liste des thèmes des deux livres pour vous mettre l’eau à la bouche :
LA LAIDEUR :
- la laideur dans le monde classique
- la passion, la mort, le martyr
- l’Apocalypse, l’Enfer, le Diable
- Monstres et Merveilles
- Le laid, le comique, l’obscène
- La laideur de la femme entre Antiquité et Baroque
- Le Diable dans le monde moderne
- Sorcellerie, satanisme, sadisme
- Physica curiosa
- La rédemption romantique de la laideur
- L’inquiétante étrangeté
- Tours de fer et tour d’ivoire
- L’avant-garde et le triomphe de la laideur
- La laideur d’autrui, le Kitsch et le Camp
- La laideur aujourd’hui
LA BEAUTE :
- l’idéal esthétique en Grèce
- Apollinien et Dionysiaque
- La Beauté comme proportion et harmonie
- La lumière et les couleurs au Moyen Age
- La beauté des monstres
- De la bergère à la donna angelicata
- La beauté magique entre XVè et XVIè siècles
- Dames et héros
- De la grâce à la beauté inquiète
- La raison et la beauté
- Le sublime
- La beauté romantique
- La religion de la beauté
- Le nouvel Objet (beauté des objets)
- La beauté des machines
- Des formes abstraites au profond de la matière
- La beauté des médias
Père Noël, que le chemin de ta vie soit parsemé des pétales de cent mille roses.
It's a wonderful life - Frank Capra
J’aurais aimé vous parler d’un livre de Noël, comme Dickens ou … Dickens, seulement je n’ai pas lu Dickens ni Dickens. En revanche, j’ai cédé à la tradition américaine (et espagnole) de visionner « It’s a Wonderful Life » de Frank Capra le soir de Noël. Je ne résiste pas au plaisir de vous en parler même si ce n’est pas dans les habitudes de la maison de parler de films.
Ca sentait le bon sentiment et le happy
end hollywoodiens à plein nez donc j’ai
dit tope-là mon frère.
Notre banquier, après avoir hurlé sur tout le
monde, démoli des trucs dans sa maison, fait rentrer sa voiture dans un arbre,
se rend sur un pont et s’apprête à se jeter dans l’eau. C’est là qu’un ange,
désireux de monter en grade et d’obtenir ses ailes, l’empêche de faire
n’importe quoi et entreprend de lui montrer comment le monde serait si lui
n’avait pas existé.
Mais bon, du début du film au moment où notre
banquier s’apprête à se suicider, on va de catastrophe en catastrophe. En plus,
il y avait des petites considérations financières auxquelles je ne comprenais
rien (je fais l’autruche dès qu’on parle de chiffres, même dans Balzac). Et
j’étais de mauvaise humeur puisque les gens ne voulaient mettre sur pause pour
m’expliquer. Pas vraiment mon idée d’un film de Noël pour tout vous dire.
On bat des deux mains, je vous le dis.
J’ai trouvé que son épouse (Donna Reed) était un beau
personnage également, loin des femmes fatales d’Hollywood dans les fourreaux
desquelles j’aime à m’imaginer. Elle soutient son mari, lui est d’une aide
précieuse, prend souvent des initiatives. Et est d’une beauté rétro, discrète
mais pas fade.
05 décembre 2007
Une midinette? Où ça?
Vous ne pouvez pas penser à moi, bien que...
- je suis presque tout le temps en jupe ou en robe et j'augmente régulièrement la hauteur de mes talons,
- le gloss rose parfumé à la barbe à papa est mon ami, et j'assume le maquillage à paillette,
- (attention, pas facile à avouer) je lis les blogs de filles et de mode (bien que je ne suive pas la mode). Et quand j'étais en France, j'achetais religieusement mon Cosmo et mon Glamour chaque mois, que je savourais avec une tasse de thé et une boîte de cookies, au plus grand désespoir de l'Homme,
- mon coeur bat un peu plus vite quand je vois lui
ou encore lui (Ewan Mc Gregor)
Mais là où je défaille, c'est face à lui:
enfin lui quoi (dégage de là sale garce):
Mais attention: je ne suis pas du genre mante religieuse qui se dit que ce mâle a de belles fesses. Moi ce serait plutôt le "Hiiiiiiiiiiiiiiiiii kes kil est boooooooooooo!!!!!" de quand j'avais douze ans.
- J'adore le rose. Enfin rose, je me comprend: fuschia, framboise, vieux rose, rose très pâle. Pas le rose Barbie ou bonbon, c'est pas la fête non plus.
Ca n'empêche pas mes amis de hurler au mauvais goût (ils se reconnaitront). Franchement ça pourrait être pire.
- Passer une soirée de filles, avec des trucs sucrés à manger, des films à l'eau de rose à regarder et des potins à se raconter, c'est juste le bonheur.
- Voilà les silly love songs que je peux m'écouter en boucle. En boucle, je veux dire que mon entourage finit par devenir fou:
Je me pâme sur Aimer à perdre la raison de Ferrat.
Pour moi, La chanson des vieux amants de Brel est une des plus belles pièces de la chanson et la poésie francophone.
Je me réveille avec Can't help myself (des Four Steps), et Wouldn't it be nice (des Beach Boys).Et aussi Your Song interprétée par Ewan Mc Gregor pour le film "Moulin Rouge" (et je n'ai rien contre Come What May de la même BO)
Et pour m'endormir: Wonderful Tonight (d'Eric Clapton), Thank you for loving me (Bon Jovi, si c'est n'est pas de la midinette attitude en force ça!), I Just don't think I'll ever get over you de Colin Hay (BO de "Garden State")
- Pour enfoncer une dernière fois le clou, je crois en l'amour, le vrai, où on voit des coeurs partout et où on chante comme dans une comédie musicale. Toute sa vie!
Là je viens de repousser les limites de la midinette attitude, j'en suis tout à fait consciente et je m'étonne moi-même.
Je n'ai plus de crédibilité. Merci qui? Praline et Fashion!
Qui osera marcher sur nos pas? Qui avouera?
01 décembre 2007
De l'homosexualité de Dumbledore
J.K Rowling a annoncé lors d’un entretien avec des lecteurs
il y a un mois que l’honorable Dumbledore était gay. Et qu’il était amoureux de
Grindelwald.
Après quelques instants de silence, la salle a salué ce
coming out d’un tonnerre d’applaudissement. Et j’aurais fait pareil si j’avais
été là.
Sauf que je n’étais pas là, et plus j’y pense, plus je suis perplexe.
Il me semble que J.K Rowling ne s’engage pas vraiment sur
cette question, puisque il n’y en a pas de trace dans son œuvre. Genre elle
soutient la cause homosexuelle, mais pas trop quand même.
Coup de pub ?
Moi, je m’en fous éperdument de qui est gay, qui ne l’est
pas, qui se tâte, qui tripote qui. D’ailleurs je n’ai pas trop aimé le 6è tome
à cause de ça. Mais à partir du moment où l’auteur a choisi d’aborder cette
question, on peut s’interroger sur son silence concernant ces points.
L’homosexualité serait-elle taboue dans le monde des
sorciers, comme elle l’est dans la société moldue? Est-ce cela que J.K Rowling
veut montrer ? Sa déclaration est-elle un moyen de porter notre attention
sur ce silence éloquent ? C'est le seul intérêt que je vois.
Tiens, J.K Rowling avait peut-être envie de les embêter un peu...
Quoi qu'il en soit, un personnage est ce que son auteur écrit sur lui. Je ne sais pas s’il peut continuer à le développer une fois le point final posé. C’est à nous d’imaginer l’épaisseur humaine du personnage ; c’est, il me semble, un des rôles et des privilèges du lecteur que de recréer le monde de l’œuvre à son tour.
C’est pour ça que l’habitude prise par J.K Rowling de révéler des éléments inédits d’Harry Potter m’agace un peu. Je n’y crois pas. Je ne doute pas qu’elle ait énormément de choses à dire, mais dans ce cas, qu’elle continue la série. Je la lirais avec le plus grand plaisir.
